Dans la vidéo, M. Abdoulaye Abou Abba (05:38) parle des contraintes pour l'adoption du SCV en Cameroun.

Question
Pouvez-vous rappelez ces contraintes ? Selon vous quels sont les grands défis pour mettre en place le SCV en Cameroun ?
Le SCV est basé sur le principe de couverture permanente. C'est-à-dire qu'il faut laisser les résidus de culture après la récolte. Cette méthode est très différente de la tradition de la région. Habituellement, ces résidus constituent une bonne part de l'alimentation des animaux d'élevage pendant la période sèche. L'existence du droit de vaine pâture et la forte concurrence entre les divers usages des résidus de culture (combustible, matériau de construction, aliment du bétail et couverture du sol), limitent fortement la pratique du mulch de couverture et freinent la diffusion de SCV.


Question
On peut considérer les résidus de culture au champ comme des ressources (naturelles) communes au même titre que les parcours naturels tant que droit de vaine pâture demeure.
Dans ce contexte, est-il envisageable de vulgariser les SCV ? Si oui, proposer les modalités innovantes de gestion des résidus de culture au niveau des unités de production et des terroirs villageois.
Si le droit de vaine pâture est remis en question voire supprimer, quelles seraient les conséquences pour le fonctionnement des systèmes agraires des zones de savanes d'Afrique subsaharienne ?
Dans une région où les ressources naturelles sont partagées par des acteurs différents avec une gestion commune et réglés par la veine pâture, un changement de méthode dans une ferme peut effectuer plusieurs familles. Pour cette raison un changement à SCV risque de créer des conflits entre des agriculteurs, des éleveurs et des éleveurs pratiquant de la transhumance.